Rapport annuel – Externat : Une année de résilience et d’adaptation

25 mai 2026

L’année 2025‑2026 a été marquée par d’importants bouleversements dans l’enseignement au premier cycle, particulièrement à l’externat. Le contexte législatif lié à la loi 2 a mené à une grève de l’enseignement sans précédent, obligeant une réorganisation rapide et complexe des stages. Grâce à l’engagement des équipes universitaires et à la collaboration des milieux cliniques, les externes ont pu reprendre leurs activités sans retard de diplomation, malgré des ajustements majeurs au calendrier et à l’organisation des stages.

Plus précisément, dans le stage obligatoire de médecine de famille, les milieux ont démontré une grande capacité d’adaptation pour accueillir de nouveau les externes et maintenir la qualité de l’encadrement pédagogique. Les efforts déployés par les enseignants et les résidents accompagnateurs ont contribué à préserver une expérience de stage appréciée des étudiants, dans un contexte marqué par des incertitudes quant à l’attractivité future de la discipline. Plusieurs changements sont à l’horizon, dont la modification de l’examen formatif et la réforme de l’externat, alors que l’augmentation des cohortes continue de poser des défis pour les capacités d’accueil.

Concernant le stage obligatoire en médecine d’urgence, l’année s’est déroulée dans un contexte de forte pression sur les salles d’urgence, combinée à des moyens de pression en enseignement. Malgré ces contraintes, les responsables universitaires et locaux ont assuré la continuité des stages, et les sondages démontrent une satisfaction générale des externes quant à leur exposition clinique et à leur intégration aux équipes. L’ouverture de l’urgence de l’hôpital régional de Saint‑Jérôme comme nouveau milieu obligatoire représente une avancée importante pour répondre à la croissance des cohortes.

Du côté du stage obligatoire en soins palliatifs, l’année a été marquée par la tenue d’une journée professorale soulignant les dix ans du stage, réunissant des enseignants de nombreux milieux autour de réflexions pédagogiques et du futur du programme. La visite systématique des milieux a permis de dégager des pistes d’amélioration, dans un contexte où l’augmentation du nombre d’étudiants demeure un enjeu central.

Enfin, le stage de médecine sociale et engagée a poursuivi sa mission d’immersion et de réflexion sur les déterminants sociaux de la santé. Avec plus de 270 externes répartis dans un large réseau d’organismes partenaires, et une collaboration structurante avec le stage de soins palliatifs, ce stage demeure un espace unique de formation axé sur les enjeux sociaux contemporains.

Ce bilan témoigne d’une année exigeante, marquée par l’adaptation, la collaboration et le maintien de la qualité des expériences de formation au prégradué. Le rapport annuel propose un regard détaillé sur ces ajustements et leurs retombées.